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Circulaire Santé de décembre 2016

La Circulaire Santé de décembre 2016 de L’Essentielle est en ligne :

Les chroniques santé: 

Qu’est- ce que FODMAP ?

Vos suppléments de vitamines sont-ils dangereux ?

Champignons médicinaux

L’Aloe vera: bon pour la glycémie

Les recettes santé :

Gâteau au gingembre et au citron

Pain de blé concassé et noix de Grenoble

Pour les fêtes, voyez nos suggestions de cadeaux santé

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Passation de pouvoir

Petite Elfe rencontre le roi Houx
Petite Elfe rencontre le roi Houx

Un mythe celtique ancien met face à face le Roi Houx et le Roi Chêne.

Symbolisant le froid et le repos de la nature, le premier cède sa place au second au solstice d’hiver (vers le 21 décembre). Le renouveau peut commencer alors que les jours s’allongent jusqu’au solstice d’été (vers le 21 juin), moment ou le Roi Houx reprend peu à peu le dessus sur le monarque solaire bientôt épuisé.

Ainsi va la roue du temps, en équilibre entre le sombre et le clair.

Extrait de Nature sauvage, Hiver 2016

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L’Aloe vera: bon pour la glycémie

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L’Aloe vera: bon pour la glycémie

Originaire d’Afrique et des îles de l’océan Indien, l’aloe vera est utilisée depuis des millénaires en Grèce, en Égypte, en Inde, en Chine et au Japon.

Déjà reconnue pour ses vertus dans les affections de la peau telles que l’eczéma, le psoriasis et les brûlures, de même que les troubles intestinaux, voila que l’aloe vera a montré récemment son efficacité pour prévenir le diabète.

Dans une étude publiée cette année, des chercheurs canadiens ont analysé les effets de la consommation d’aloe vera sur le taux de glucose à jeun. Cette méga-analyse à pu démontrer l’efficacité de sa prise orale, qui menait à une réduction de la glycémie. Elle stimulerait la libération de l’insuline permettant ainsi de diminuer le taux de glucose dans le sang.

Extrait de TOPO nov-déc. 2016

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Vos suppléments de vitamines sont-ils dangereux ?

Vos suppléments de vitamines sont-ils dangereux ?

Santé Canada à établi des apports nutritionnels recommandés (ANR) pour les vitamines et les minéraux. Lorsqu’un produit contient de 200% de l’ANR, ou pire, 8000%, est-il automatiquement dangereux?

Qu’est-ce que l’ANR ?

Pour la majorité des nutriments, l’ANR représente la quantité minimale requise de ce nutriment pour couvrir les besoins quotidiens de 97% de la population. Santé Canada nous dit que cet ANR représente le besoin moyen. Le but des ANR, du point de vue du législateur, est de s’assurer qu’il n’y aura que très peu, ou pas du tout, de carences nutritionnelles cliniques symptomatiques. On comprend que cette approche statistique ne tient pas compte des différences individuelles, l’ANR ne constitue donc pas un apport optimal, puisque cette valeur est tributaire de plusieurs facteurs dont le style de vie, le taux de stress et l’alimentation (équilibre entre les nutriments, quantité) de chacun. ANR vs AMT. L’apport maximal tolérable (AMT) représente la dose d’un nutriment à partir de laquelle des effets secondaires sont susceptibles d’apparaître. Ainsi, la vitamine C à un AMT de 2,000 mg par jour. Cette dose est loin d’être toxique, mais chez les personnes sensibles, un dose unique de 2,000 mg de vitamine C peut entraîner des selles molles ou de la diarrhée. Par contre, en prenant une dose de 1,000 mg par heure il est possible de consommer plusieurs grammes  par jour de vitamine C sans risque. Autre exemple : la vitamine B3 (niacine) à un AMT de 35 mg par jour. Pourtant, on en prescrit 1,500 a 3,000 mg par jour à des patients ayant des taux sanguins élevés de cholestérol et de triglycérides. Pour certaines vitamines, il n’existe pas d’AMT parce qu’il est impossible d’en prendre trop. Par exemple, il n’y a pas de dose toxique pour les vitamines B12 et K, Est-il utile d’en prendre de très grandes quantités?

Danger des Vitamines?

Les médias rapportent régulièrement l’opinion d’un expert ou d’un autre selon qui l’usage des vitamines est dangereux. Pourtant il n’y a pas eu un seul décès causé par la prise de vitamines depuis que le Centre de contrôle de maladies américain tient des statistiques à ce sujet. D’ailleurs, selon Andrew Saul, éditeur de Orthomolecular Medicine, les données américaines de 2014 mentionnent qu’aucun décès n’a été causé par l’usage d’un produit de santé naturel, quel qu’il soit.

Carence Vs Excès: Comment faire la part des choses?

Cette question du juste équilibre entre la carence et l’excès n’est pas nouvelle. Même si, comme on vient de le voir, la toxicité est rare, voire nulle dans la majorité des cas, le calcul des apports prend une importance majeure quand on regarde ou s’appliquent ces données: dans les étiquettes nutritionnelles, quand on voit un 8333% de l’ANR sur une bouteille de vitamine C, on à tendance à s’inquiéter. Il faut par contre savoir que, pour être vendu comme produit de santé naturel au Canada, un produit ne doit pas uniquement être d’origine naturelle (il n’aura pas de NPN [numéro de produit naturel] et ne pourra pas être vendu).

Des chercheurs se penchent sur le problème

Un groupe de chercheurs hollandais vient tout juste de publier une méthode pour calculer le rapport risque / bénéfice des nutriments. Leur méthode tient compte de plusieurs aspects, notamment la forme du nutriment. Un de leurs exemples est le fer. Ce minéral se présente en supplément sous forme de sels de minéraux, le sulfate ferreux est le plus prescrit, mais ce n’est certainement pas le mieux toléré. Quiconque en à pris sait que le sulfate ferreux est irritant pour l’estomac et qu’il cause de la constipation. Par contre, sous forme de bisglycinate, le fer est beaucoup mieux toléré, ainsi, selon la méthode de ces chercheurs, le sulfate de fer cause des effets secondaires  chez 50% des utilisateurs à la dose de 50 mg, soit moins qu’un  comprimé (60 mg) . Par contre, le bisyglycinate n’a cet effet qu’à partir de 120 mg. Cette nouvelle méthode de calcul permet entre autres de constater que, pour les vitamines, le risque de toxicité n’apparaît qu’a des dosages très élevés. Par exemple, selon Santé Canada, l’acide folique aurait un AMT de 100 mcg ou 1 mg. Selon les chercheurs hollandais, cet AMT serait de 8,200 mcg ou 8,3 gr.

Des précautions, quand même !

Quelques vitamines et minéraux sont tout de même à prendre avec précaution. Par exemple, selon Santé Canada, on ne devrait pas dépasser 10,000 UI de vitamine A animale par jour en supplément. A cette dose, sur une longue période, des effets toxiques sur le foie (nausée, fatigue, élévation des enzymes) et sur la peau (dermatite) peuvent apparaître. Les provitamines A végétales (carotènes) par contre, n’ont pas cette toxicité. Le calcium, en trop grande quantité, augmente le risque de calcification des tissus et de calculs rénaux. Ne dépassez pas 2,000 mg d’apport par jour, en tenant compte de l’alimentation (l’alimentation fournit généralement 700 mg ou plus de calcium par jour.

Extrait De: Jean Yves Dionne sur http://www.jydionne.com/vos-supplements-de-vitamines-dangereux/

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Fumez-vous ?

La seule question qu’on vous pose à répétition dans les hôpitaux lorsque vous êtes atteint d’un cancer, c’est « fumez-vous »? Pas, « Mangez-vous chez McDo souvent? » Pas, « Buvez-vous de l’eau occasionnellement? » Pas, « Est-ce que votre exercice le plus brutal consiste à vous lever le matin? » Non, « Fumez-vous? »

Il est vrai que 1 cancer sur 5 est dû au tabagisme, qui est responsable de 70% des cancers du poumon, le cancer le plus meurtrier au Canada, tant chez les hommes que chez les femmes. Au risque de décevoir, on est presque gêné de dire que l’on ne fume pas. Selon le professeur Richard Béliveau, de 66 à 75% des cancers de l’estomac, du colon et du rectum et de 50 à 75% des cancers de l’œsophage pourraient être prévenus par l’alimentation.

Passe encore qu’on ne fasse pas le lien entre l’alimentation, notre mode de vie et un cancer du cerveau encore que mais entre un cancer du colon et l’alimentation dans les pays industrialisés? Le cancer du colon est la deuxième cause de mortalité par cancer chez l’homme et la troisième chez la femme. Les médecins parlent très peu d’alimentation ou pas du tout, tout simplement parce que leur formation médicale est très pauvre en glucides, en lipides et en oméga-3.

Généralement, ils se réfèrent à des nutritionnistes qui, elles, se retranchent derrière le Guide alimentaire canadien. Rien de très novateur sous le soleil. Les statistiques qu’on nous sert le plus souvent s’appliquent à tous, indistinctement; aux vieillards, aux carnivores, aux hospitalisés qui se font livrer du PFK dans leur chambre (vu de mes yeux), aux fumeurs en jaquette bleue tirant leur poteau à soluté, aux sédentaires, aux jeunes de 20 ans qui décèdent plus rapidement car les cellules se multiplient plus vite, aux déprimés chroniques, aux malades imaginaires, aux affligés d’une génétique poussive, aux colons du colon et aux suicidaires déguisés.

Entre les chiffres il y a un monde. Et c’est dans ce monde que la médicine évolue. « On traite des diabétiques qui boivent du Coke », me confie une amie médecin. Un de mes médecins me soulignait d’ailleurs qu’il est bien difficile de conseiller les patients car ceux-ci ne sont pas intéressés à modifier leurs habitudes, quand je fais faire un test de glycémie à une patiente enceinte et que la seule chose qu’elle a avalée le matin, c’est un Pepsi, on part de loin.

Je suis toujours épatée de voir combien les médecins ne jugent pas, pour la plupart. Ils assistent, impuissants, aux limites de chacun. Comme mon père, pneumologue, qui acceptait de traiter des cancéreux qui fumaient. Il prétendait que la cigarette était aussi difficile à arrêter que l’héroïne. Notre bon gouvernement austère et chirurgical coupe dans la prévention, la santé publique et l’éducation… Tout le monde sait qu’il vaut mieux prévenir, mais le court-termisme semble avoir le dernier mot. Au bout du compte, c’est le cancer qui l’aura.

Extrait de: « Je ne sais pas pondre l’oeuf, mais je sais quand il est pourri »

Édition Flammarion

circulairedumois-novembre2016

 

 

 

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La simplicité volontaire et heureuse

Le mot « austérité » n’est pas agréable à entendre, dans l’esprit de la pluspart des gens, il évoque la privation des plaisirs quotidiens, une vie morne et des restrictions interdisant de s’épanouir. L’histoire montre que les programmes d’austérité sont généralement peu efficaces, du fait qu’ils induisent un sous-emploi, conduisant au chômage et à la récession. La simplicité volontaire est un concept très différent. Elle ne consiste pas

à se priver de ce qui nous rend heureux, ce serait absurde mais à mieux ce qui procure une satisfaction véritable et à ne plus être assoiffé de ce qui engendre davantage de tourments que de bonheur. La simplicité va de pair avec le contentement.

La simplicité volontaire , selon l’activiste social américain Duane Elgin, est une vie extérieurement simple et intérieurement riche. D’après lui, cette simplicité n’exige pas un « retour à la terre » pour ceux qui l’ont déjà quittée et peut être pratiquée dans toutes les situations. Simplifier notre existence, c’est avoir l’intelligence d’examiner ce que l’on considère habituellement comme des plaisirs indispensables et de vérifier s’ils apportent un authentique mieux-être. La simplicité volontaire peut être ressentie comme un acte libérateur. Elle n’implique donc pas de vivre dans la pauvreté, mais dans la sobriété. Elle n’est pas la solution à tous les problèmes, mais elle peut certainement y contribuer. La simplicité volontaire n’est pas non plus l’apanage de tribus primitives qui n’ont

pas d’autres choix : un sondage effectué en Norvège à montré que 74% des personnes interrogées préféreraient une vie plus simple, centrée sur l’essentiel et l’indispensable, à une vie opulente liée à de nombreux avantages matériels obtenus au prix d’un stress élevé. La simplicité volontaire n’est pas non plus une mode née dans les pays riches. Cette façon de vivre, parfois associée à la sagesse, à été louée de tout temps dans toutes les cultures. L’écrivain et penseur Pierre Rabhi, l’un des pionniers de l’agroécologie, estime que le temps est venu d’instaurer une politique et une culture fondées sur la puissance d’une  « sobriété heureuse » à laquelle on à librement consenti, en décidant de modérer ses besoins, de rompre avec les tensions anthropophages de la société de consommation et de remettre l’humain au cœur des préoccupations. La crise actuelle à en effet deux aspects, le premier est un drame humain, celui des populations les plus pauvres qui souffrent durement des crises financières et de l’inégalité croissante, alors que les riches sont peu affectés et en profitent même pour s’enrichir davantage. Le deuxième est lié à la quête inépuisable du superflu. La simplicité volontaire est à la fois heureuse et altruiste. Heureuse du fait qu’elle n’est pas constamment tourmentée par la soif du « davantage », altruiste, car elle n’incite pas à concentrer entre quelques mains des ressources disproportionnées qui, réparties autrement, amélioraient considérablement la vie de ceux qui sont privés du nécessaire.

Extrait de: Plaidoyer pour L’Altruisme de Matthieu Ricard