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Moi, je bois mon lait comme ça me plaît

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Deux études suédoises distinctes et récentes nous apprennent que la consommation de lait augmenterait nos chances de développer certains cancers. La nouvelle à provoqué peu d’échos, c’est normal. Ce n’est pas la première fois que les études placent le lait au banc des accusées. Sans être une adepte des théories du complot, on peut supposer que les producteurs de lait du Québec, qui versent d’énormes sommes en publicité dans les magazines et à la télé, peuvent avoir une certaine influence sur le choix éditorial. On ne mord pas la main qui nous abreuve, même si elle risque de tuer notre public cible un jour.

La première de ces études, publiée dans le British Journal of Cancer, s’est penchée sur une cohorte de 22,788 personnes intolérantes au lactose qui ne consomment pas de produit laitier. Elles ont vu diminuer leurs risques de 45% dans le cas du cancer du poumon, de 39% pour le cancer des ovaires et de 21% pour le cancer du sein. Rien que ça. La deuxième étude, publié dans le British Medical Journal, s’est intéressée à 61,433 femmes pendant 20 ans et 45,339 hommes pendant 11 ans. On parle ici d’une cohorte assez importante sur une période étendue.

Les taux de mortalité étaient significativement plus élevés chez les femmes et les hommes qui consommaient 3 verres de lait ou plus par rapport à ceux qui en buvaient moins d’une verre. Les risques de fracture!!, de maladie cardiaque et de cancer étaient aussi plus importants dans cette population buveuse de lait. Les chercheurs ont pointé le galactose comme étant le coupable, ayant un pouvoir oxydant et inflammatoire. A noter que les produits fermentés du lait, yogourt ou fromages, n’ont pas cet effet, au contraire, selon cette même étude. Les livres de la chercheuse Jacqueline Lagacé démontrent qu’une alimentation sans gluten et sans produit laitier peut faire disparaître l’inflammation dans 80% des cas, ce qui est énorme en médecine.

Elle cite de nombreuses études sur le lait et certaines maladies chroniques présentes dans les sociétés occidentales. Les organismes dédiés à la promotion d’une saine alimentation recommandent fortement la consommation de lait et de produits laitiers, mais il semble qu’on ait négligé de prendre en compte les effets négatifs à moyen et à long terme de ces produits sur la santé. Les effets particulièrement négatifs de la consommation de produits laitiers seraient en grand partie dûs aux changements de l’équilibre hormonal entre l’insuline, l’hormone de croissance et l’hormone IGF-1 (insulin-like growth factor-1) dont la structure ressemble à celle de l’insuline.

Mme Lagacé explique notamment que cette fameuse IGF-1, est un puissant activateur de la multiplication cellulaire et qu’il court-circuiterait l’apoptose (mort cellulaire programmée, très utile dans le cas des cellules anormales et/ou cancéreuses) parce que l’hormone IGF-1 peut empêcher le suicide de cellules anormales, elle possède les caractéristiques d’un activateur de tumeurs. Différentes études ont démontré la présence d’une corrélation entre des taux sériques élevés d’IGF-1 et une augmentation de l’incidence du cancer colorectal, du sein, des ovaires, de l’utérus, de la prostate et des poumons. Elle ajoute: les produits laitiers élèvent le taux d’IGF-1 plus qu’aucun autre aliment source de protéines, y compris la viande. Sans surprise, Mme Lagacé m’a également glissé qu’on avait censuré ses propos à la télévision d’État et amputé l’essentiel de ses explications dans des émissions ou les producteurs de lait du Québec étaient de charitables commanditaires.

Extrait de: « Je ne sais pas pondre l’oeuf , mais je sais quand il est pourri »

de: Josée Blanchette, Édition Flammarion

Circulaire santé de L’Essentielle – Novembre 2016- Imprimable