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Le Canada dit « non » à l’étiquetage des OGM

     En mai dernier, Ottawa a voté contre le projet de loi C-291 qui visait à rendre obligatoire l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés. Ce projet de loi avait pour but de modifier l’actuelle loi sur les aliments et drogues afin d’interdire la vente d’aliments génétiquement modifiés au Canada, à  moins que la mention soit indiquée sur l’étiquette du produit.

      Le but était d’harmoniser les lois canadiennes avec celles des partenaires commerciaux du pays qui imposent l’étiquetage obligatoire, notamment en Europe. L’Organisme à but non lucratif Vigilance OGM et ses membres se disent profondément déçus d’une telle décision. C’est une très grande majorité de députés libéraux et conservateurs qui ont voté contre le projet de loi du néo-démocrate Pierre Luc Dusseault. « Pourtant, lors de son élection, le premier ministre Justin Trudeau avait déclaré souhaiter diriger un « gouvernement ouvert et transparent », et ce qui n’est visiblement pas le cas dans le dossier des organismes génétiquement modifiés (OGM) », peut-on lire sur le site internet de Vigilance OGM.

    « C’est un manque flagrant de transparence et  de respect envers les électeurs qui veulent avoir accès à cette information », dénonce Denis Falardeau, de l’ACEF du Québec. « L’absence d’étiquetage obligatoire affecte la traçabilité des aliments GM et la possibilité de les choisir en connaissance de cause pour les consommateurs canadiens », ajoute-t-il. « C’est maintenant au gouvernement du Québec d’agir en leader et de déposer un projet de loi pour l’étiquetage obligatoire des OGM au Québec, comme les libéraux provinciaux le promettent depuis 2003 », affirme Thibault Rehn, de Vigilance OGM.

Les Canadiens veulent savoir…

     Depuis plus d’une vingtaine d’années, plus de 75% des Canadiens souhaitent l’étiquetage obligatoire des OGM afin de pouvoir choisir en toute connaissance de cause les aliments et produits qu’ils consomment. Plus précisément, le dernier sondage réalisé par Santé Canada en 2016 révèle que 78% des personnes sondées aimeraient savoir pour différentes raisons, soit environnementales, de santé, d’éthique ou encore pour les croyances religieuses. En somme, les consommateurs veulent savoir ce qu’ils mettent dans leur assiette!

                                                                      Saumon transgénique

     Vigilance OGM précise que l’étiquetage des aliments GM  est d’autant plus urgent que le premier animal génétiquement modifié autorisé au monde, le saumon de l’Atlantique, a été approuvé pour la consommation humaine, et ce, seulement au Canada.  Il pourra donc se retrouver dans les épiceries prochainement, tout comme la pomme GM « Artic » et une pomme de terre GM déjà approuvées pour le vente au Canada. Par conséquent, si ces trois produits GM se retrouvent sur le marché, ils ne seront pas identifiés GM et les consommateurs ne pourront pas faire un choix éclairé.

     Le Canada est en retard comparativement au reste du monde. Rappelons que 64 pays procèdent déjà à l’étiquetage obligatoire des OGM dont les pays de l’Union européenne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Pour le moment, l’industrie alimentaire du Canada et des États-Unis est libre d’indiquer sur ses étiquettes si les produits contiennent des OGM. Certains fabricants qui les ont exclus de leurs listes d’ingrédient l’affichent clairement sur les emballages. À l’inverse, lorsque les produits contiennent des OGM, la mention n’est pas inscrite sur l’emballage du produit.

Les québécois se mobilisent
Quelques jours après le vote à Ottawa, des québécois se sont mobilisés dans quatre villes (Montréal, Québec, Saint-Georges de Beauce et Thedford Mines) afin de dénoncer le contrôle de quelques grandes multinationales des biotechnologies comme Monsanto sur notre système agroalimentaire et sur nos politiques. Les quatre marches s’inscrivaient dans le cadre du mouvement mondial contre Monsanto qui compte cette année plus de 180 marches dans une trentaine de pays d’un peu partout dans le monde.

                                                      Saumon naturel versus transgénique

    « Les libéraux provinciaux ont promis l’étiquetage obligatoire des OGM en 2003. Depuis, les citoyens du Québec attendent toujours cet étiquetage des OGM » a rappelé Thibault Rehn. « En tant que citoyenne de Thetford Mines, il est essentiel pour moi que le député de notre circonscription, monsieur Laurent Lessard, qui est aussi ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation au Québec (MAPAQ), agisse en leader dans le dossier de l’étiquetage OGM. C’est pour que les citoyens puissent se faire entendre que j’ai souhaité organiser cette première marche à Thetford Mines, a expliqué Stéphane Gamache.

Par Guylaine Campion, ND. Revue Réso Juillet/Août 2017

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Le BIO égale-t-il plus nutritif? OUI!

          Il est largement admis qu’un des principaux avantages d’un aliment biologique réside dans l’absence de résidus de pesticides . Ce bienfait suffit à lui seul à exiger du biologique. En plus de prévenir différentes maladies dégénératives, de préserver la vitalité du sol, de diminuer la pollution, les aliments biologiques sont aussi plus nutritifs.

          Des avantages certains font de l’aliment biologique un aliment de qualité supérieure. Les recherches démontrent avec évidence une proportion nettement plus élevée de vitamines et minéraux. La croissance dans un sol mieux nourri avec des intrants plus naturels et des cultures plus diversifiés ajoutent à la valeur nutritive de l’aliment.

          Depuis 60 ans, le contenu en vitamines et en minéraux diminue dans les fruits et les légumes, ce qui coïncide avec l’avènement de l’utilisation croissante des fertilisants et des pesticides dans ce que nous appelons l’agriculture conventionnelle ou chimique. Virginia Worthington, dans son étude parue dans The Journal of Alternatives and Complementary Medecine relève des différences significatives entre des légumes de culture biologique et chimique. Les méthodes biologiques augmentent les teneurs des aliments en vitamine C, en fer, en magnésium et en phosphore . Les protéines ne sont pas en plus grand nombre mais sont de meilleure qualité. De plus, l’étude révèle moins de nitrates, de métaux lourds et, bien sûr, beaucoup moins de résidus de pesticides dans les aliments biologiques.

L’Essentielle est une épicerie certifiée biologique. Depuis le 9 mai 2005, L’Essentielle, Coopérative d’Aliments Naturels a obtenue son Certificat de Conformité Biologique à ISO-65 (EN 45011) par l’office de certification Écocert Canada, organisme approuvé par le CAQ, le Conseil d’accréditation du Québec.

          CEPENDANT, ouvrons l’œil, lisons les étiquettes et questionnons le détaillant ! Il est certain qu’un aliment cultivé biologique est de qualité supérieure. Cependant il faut rester vigilant car certaines compagnies utilisent des moyens de transformation qui diminue la qualité initiale du produit tout en mettant la mention biologique bien en évidence sur leurs étiquettes.

          Ce n’est pas d’hier que les multiples allégations que l’on retrouve dans la publicité ou sur les étiquettes confondent plus qu’elles ne renseignent à propos de la qualité du produit. Lorsque l’on voit l’appellation biologique écrite en grosses lettres sur un produit transformé , plusieurs seraient tenter de penser que cet aliment est sain et nutritif. Pourtant, ce n’est pas toujours le cas. Plusieurs produits de boulangerie faits à partir de farine blanche et de graisse végétale, de grignotines salées, de confitures sucrées, apparaissent sur les marchés…certifiés biologiques. Sachons reconnaître la qualité en comparant plusieurs critères. Exemple : deux bouteilles (de marque différente) d’huile de canola certifiée biologique peuvent présenter plusieurs différences au niveau de la qualité nutritive. Sont-elles pressées à froid ? La bouteille est-elle de couleur foncée ? L’huile a-t-elle la couleur, l’odeur et la saveur de son produit d’origine ? La date de péremption est-elle indiquée ? Y a-t-il une grande différence de prix ?

          L’alimentation biologique est plus qu’une mode. Cette méthode d’agriculture est essentielle pour un avenir meilleur. En l’adoptant, il ne s’agit pas de reproduire tous nos travers de consommation : produits raffinés, grignotines, farine blanche, fritures et de continuer à les consommer, avec l’esprit en paix parce que la matière première est biologique. Il faut voir plus large et considérer également les méthodes de transformation et d’élevage pour que les aliments BIOlogiques qui se retrouveront dans nos assiettes soient aussi des aliments sains et nutritifs !

          Renée Frappier, Professeure en alimentation naturelle et co-fondatrice de l’Association Manger Santé Bio. – Octobre 2008. Auteure de livres de référence en cuisine végétarienne : Le Guide de l’alimentation saine et naturelle et co-auteure Le Guide des Bons Gras.

 

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Semences à planter en mai

Grande variété de semences biologiques de légumes

des Jardins de l’Écoumène disponible à L’Essentielle.

Semences à planter en mai.

Betteraves                                    

Carottes                                         

Chou Frisé                                   

Chou Rave                                   

Coriandre                                    

Laitues                                      

Persil                                         

Pois                                            

Radis                                        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Céréales: l’importance des grains entiers sur la glycémie

Céréales et glucides complexes

Les glucides présents dans l’alimentation moderne contribuent eux aussi è l’épidémie d’obésité et de maladies chroniques, incluant les maladies cardiovasculaires, qui déferle actuellement sur la planète. Un très grand nombre de produits consommé quotidiennement sont en effet fabriqués à partir de farines blanches raffinées (le pain, les pâtes, les pâtisseries, etc) ou contiennent des quantités importantes de sucre ajoutés (les boissons gazeuses et la mal bouffe en général). Il s’agit d’une situation problématique, car lorsque le sucre est ingéré sous ces formes, il est assimilé très rapidement par l’intestin et cause une élévation rapide de la glycémie en atteignant la circulation sanguine. Notre métabolisme est mal adapté à ces brusques variations de sucre, ce qui entraîne avec le temps plusieurs bouleversements métaboliques qui ont de graves répercussions sur le développement de l’athérosclérose.

Les études des dernières années montrent que les sucres simples (par opposition aux sucres complexes) qui sont ajoutés à une grande variété de produits industriels, surtout dans les boissons sucrés et diverses collations, sont particulièrement néfastes pour la santé. Les personnes qui consomment fréquemment des aliments contenant ces sucres ajoutés risque plus de souffrir d’obésité, de diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires, des conséquences particulièrement bien documentées en ce qui concerne les boissons sucrées (gazeuses ou non).

Il est aussi important de noter que les sucres artificiels, comme l’aspartame ou le sucralose (Splenda), ne semblent pas être des solutions de rechanges valables aux sucres ajoutés. Plusieurs études ont clairement établi que les personnes qui consomment des aliments contenant ces sucres artificiels, des boissons gazeuses diètes par exemple, risquent autant de souffrir d’obésité, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de syndrome métabolique que les gens qui consomment des aliments contenant du vrai sucre, Une autre façon de réduire l’impact néfaste des sucres simples sur la santé cardiovasculaires est de consommer autant que possible des produits céréaliers à grains entiers. Contrairement aux farines raffinées qui ne contiennent que du sucre sous forme d’amidon, les céréales complètes contiennent en plus l’enveloppe (le son) ainsi que l’embryon (le germe) des grains, ce qui permet de hausser l’apport en fibres et en nutriment, tout en rendant le sucre de l’amidon plus difficile à assimiler. En conséquence, le sucre est libéré beaucoup plus lentement, ce qui permet de maintenir la glycémie à un niveau suffisant pour assurer le fonctionnement des cellules, mais sans toutefois atteindre des valeurs excessives et toxiques pour le corps. Les fibres ralentissent la vidange gastrique, ce qui augment la sensation de satiété et prévient l’ingestion d’un excès de calories.

Elles sont également fermentées à l’intérieur du colon pour produire, entre autres, des acides gras à courtes chaînes dotés de propriétés anti cholestérolémiantes et anti inflammatoires. La liste des bienfaits associés è la consommation de fibres alimentaires est longue et il n’y a pas de doute que ces molécules jouent un rôle clé dans l’effet protecteur des végétaux sur la santé.

Extrait de «Un cœur pour la vie» de Martin Juneau

Tableau indice glycémique 1

Tableau indice glycémique 2

 

 

 

 

 

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Comment faciliter l’utilisation des légumineuses?

La plupart des légumineuses requièrent un trempage et une cuisson relativement longs, ce qui rebute plusieurs personnes. Avec un peu de planification, vous verrez que leur préparation est en fait un jeu d’enfant. En l’échelonnant sur plusieurs jours, vous faciliterez grandement la tâche.

1: Mettre les légumineuses à tremper toute la nuit.

2: Le lendemain matin, les égoutter et les rincer. Les légumineuses doivent préférablement être cuites le jour même. Si on a l’intention de ne les cuire que le lendemain, il est important de les garder au réfrigérateur.

3: Apprêter les légumineuses cuites selon la recette choisie ou les conserver au réfrigérateur 4-5 jours au maximum. On peut aussi en congeler une partie pour les incorporer ultérieurement dans une soupe, du riz,etc.

Le temps de cuisson peut varier selon le type de légumineuses, la dureté de l’eau, leur âge, les conditions de conservation et le temps de trempage. Elles sont prête lorsqu’elles s’écrasent facilement à la fourchette.

Comment rendre les légumineuses plus digestes?

Plusieurs personnes hésitent à consommer des légumineuses à cause des inconforts digestifs ou des flatulences qu’elles peuvent causer. Ces désagréments sont liés à la présence de fibres qui produisent des gaz sous l’action des bactéries intestinales qui les digèrent. La digestibilité dépend de l’épaisseur de la peau et de la cellulose du légume sec, plus la peau est fine (ex: lentilles, pois cassés, légumineuses germées, soja), moins la digestion posera de problème.

Quelques trucs pour mieux les digérée:

 -Pour s’initier à la consommation des légumineuses, il est recommandé de commencer par les plus digestes: légumineuses germées, lentilles, soja, pois, pois cassés et haricots mungo.

-Ne pas conserver l’eau de trempage pour la cuisson.

-Faire tremper les légumineuses au réfrigérateur plutôt qu’à la température ambiante.

-Ajouter des aromates digestifs dans l’eau de cuisson. En ajouter aussi dans la préparation: cumin, gingembre, thym ,basilic, laurier, fenouil, sarriette, menthe, romarin, carvi, etc,

-L’ajout d’algues dans l’eau de cuisson abroge le temps de cuisson tout en rendant les légumines plus digestes.

-Pendant la cuisson, écumer la mousse blanche se formant à la surface de l’eau,

-Toujours cuire les légumineuses suffisamment longtemps et bien les mastiquer.

-Commencer par consommer de petites quantités de légumineuses à la fois. L’intestin s’adaptera graduellement à l’augmentation de fibres alimentaires.

-Accompagner les légumineuses d’une généreuse portion de légumes.

-Éviter le mélange de légumineuses et de sucre. Comme ce dernier augmente la fermentation dans l’intestin, il est préférable de ne pas terminer le repas par un dessert sucré.

-Si l’on a un système digestif très sensible, rincer les légumineuses après 30 minutes de cuisson, changer l’eau et poursuivre la cuisson.

Extrait de Vitalité 2014.

 

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Le microbiome intestinal

TMAO (oxyde de triméthylamine ou triméthylamine N-oxyde)

Le microbiome intestinal: des milliards de bactéries qui prennent soin de nous.

Les centaines de milliards de bactéries présentes dans notre intestin sont des partenaires indispensables au maintien de notre santé. Cette imposante communauté bactérienne, qu’on appelle «microbiome intestinal», joue en effet des rôles absolument essentiels dans la digestion, le métabolisme, l’immunité et même le bon fonctionnement du cerveau. Le microbiome est d’ailleurs de plus en plus considéré comme un «organe» en tant que tel, qui doit travailler de façon optimale pour nous garder en bonne santé.

En matière de maladies cardiovasculaires, l’importance de ces bactéries vient de leur capacité à métaboliser certaines molécules contenus dans les aliments d’origine animale, comme la viande et les œufs. Ce métabolisme génère un «déchet» métabolique qui est acheminé vers le foie, ou il est transformé en TMAO (oxyde de triméthylamine ou triméthylamine N-oxyde), une molécule très inflammatoire. Plusieurs études indiquent que la présence d’une quantité élevée de TMAO dans le sang est associé à une accélération du développement des plaques d’athérosclérose et à une hausse du risque de maladies cardiovasculaires. Une étude récente a également révélé que la production de TMAO par le microbiome intestinal augmentait la réactivité des plaquettes sanguines et le potentiel de formation de caillots sanguins. Ce n’est donc pas un hasard si les végétariens risquent moins d’être touchés par les maladies cardiovasculaires que les carnivores; comme ils évitent la viande, ou en mangent très peu, leurs bactéries intestinales ne génèrent pas de TMAO, ce qui protège le système cardiovasculaire.

Il est intéressant de noter qu’il serait aussi possible de bloquer la formation de TMAO en agissant directement sur le métabolisme des bactéries. En effet, une molécule possédant une restructure analogue à la choline, ralentit la production de TMAO par différents souches de bactéries intestinales et empêche la formations de lésions d’athérosclérose chez des modèles animaux. Cette substance naturelle se retrouve dans certains aliments, comme le vin rouge et l’huile d’olive, deux piliers du régime méditerranéen qui ont été à maintes reprises associés à une réduction importante du risque de maladies du cœur. Il est donc possible que la protection cardiovasculaire offerte par la diète méditerranéenne provienne aussi d’une réduction de la formation de TMAO par les bactéries intestinales.

Extrait de «Un cœur pour la vie» De Martin Juneau.

 

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Circulaire Santé d’Avril 2017 de L’Essentielle

Profitez bien du printemps
Profitez bien du printemps

La Circulaire Santé de mars 2017 de L’Essentielle est en ligne :

Les chroniques santé: 

Les recettes santé :

 Version ImprimableCirculaire Santé de L’Essentielle Avril 2017

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Mmm, du vieux sirop !

Production du sirop d'érable.
Production du sirop d’érable.

D’un point de vue moléculaire, la nouvelle cuvée de sirop d’érable est vieille de quelques années, du moins partiellement. Une équipe composée de chercheurs allemands et québécois vient en effet de montrer que les molécules de carbone constituant le sucre du sirop ne proviennent pas seulement des réserves qui sont accumulées depuis plus de cinq ans.

Ces résultats nous permettent de mieux comprendre le métabolisme des arbres, notamment comment il stockent le carbone pour mieux l’utiliser plus tard. Ce stockage pourrait permettre aux érables de mieux survivre à d’éventuels stresseurs, comme des sécheresses et des attaques d’insectes.

Extrait de: Quatre-temps. Printemps 2017. Revue de vulgarisation scientifique publiée par les Amis du Jardin botanique de Montréal depuis plus de 40 ans www.amisjardin.com/fr/revues/quatre-temps#scrolltab

 

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La texture du miel

Les différentes couleurs du miel
Les différentes couleurs du miel

La texture influence l’expérience gustative et représente un trait caractéristique du miel. Celui-ci peut être liquide, crémeux, visqueux ou même granuleux. La texture est largement tributaire de la provenance du nectar. Certains nectars, une fois transformés en miel, ont une consistance qui leur est typique. Le miel de bruyère callune, par exemple, est gélatineux au point de ne pouvoir être extrait des cadres par la force centrifuge. Bien que les particularités de sa texture en rendent l’extraction laborieuse, les caprices de ce miel sont largement compensés par l’explosion de saveurs de fruits qu’il produit en bouche.

La cristallisation du miel

La texture du miel est dépendante d’un phénomène entièrement naturel : la cristallisation. Au moment où ils sont produits par les abeilles, tous les miels sont liquides. Avec le temps, il s’y développe des cristaux qui modifient leur texture. Ce phénomène n’est pas une altération du miel, mais plutôt le signe de son évolution et une marque de son caractère « vivant ». La composition de certains miels les rend plus ou moins propices à la cristallisation. Effectivement, la vitesse de cristallisation et la grosseur des cristaux varient en fonction de la teneur en eau de chaque miel, de l’exposition au chauffage qu’il subira durant l’extraction ou la mise en pots, de la présence de microparticules (pollen ou cristaux), mais surtout de l’équilibre des sucres principaux qui entrent dans sa composition : le fructose et le glucose. Plus la teneur en fructose d’un miel est élevée (par exemple, le miel de trèfle), plus il restera liquide longtemps. Plus sa teneur en glucose est élevée (par exemple, le miel d’automne), plus il cristallisera rapidement et plus ses cristaux seront fins, en général.

La nature du miel

Miel brut ou crémeux?

En Amérique du Nord, le miel crémeux, qu’on appelle aussi « miel baratté », est très populaire. Il est fabriqué à partir d’un miel classique que l’on baratte tout simplement pour lui donner une consistance crémeuse. Les apiculteurs utilisent normalement un miel blanc ou un miel doré pour que la couleur du produit final se rapproche de celle de la crème. Il ne faut pas confondre le miel crémeux avec le miel brut, dont l’opacité et la texture témoigne plutôt d’une cristallisation toute naturelle. Non filtré, jamais chauffé, le miel brut, donc encore cru et bonifié par des résidus de pollen, de cire et de propolis, est beaucoup plus riche en principes actifs. S’offrir un miel brut, c’est comme le manger à même la ruche !

Le miel classique

Notre gamme de miel classique est, quant à elle, chauffée à 40 degrés Celsius une seule fois afin de rendre le miel liquide, ce qui retarde légèrement sa cristallisation. Elle surviendra dans les 6 à 12 semaines après le conditionnement selon les variétés. Chauffer un miel à une température supérieure à 40 degrés lui fait perdre de ses qualités nutritives et gustatives, c’est pourquoi nous minimisons l’exposition de nos miels au chauffage. Surtout, il ne faut pas penser que le miel cristallisé est gâché ! Avec un peu de brassage, il s’amalgame encore très bien à d’autres ingrédients. Afin de liquéfier le miel, le chauffer doucement au bain-marie en plongeant le pot dans une casserole d’eau frémissante. Il est important de ne jamais chauffer le miel au four à micro-ondes. Attention ! L’eau dans la casserole ne doit pas bouillir, mais frémir légèrement. La température idéale de cristallisation est atteinte lorsqu’il est possible de déposer un doigt dans le miel sans se brûler.

À gauche, le miel brut, avec sa fine couche de cire, de pollen, et de propolis est cristallisé naturellement. À droite, le miel a été a été baratté pour lui donner une texture crémeuse
À gauche, le miel brut, avec sa fine couche de cire, de pollen, et de propolis est cristallisé naturellement. À droite, le miel a été a été baratté pour lui donner une texture crémeuse

 

Le miel brut

Dans le cas du miel brut, certaines floraisons offrent une cristallisation très onctueuse alors que d’autres sont plus granuleuse. De façon générale, le miel brut d’été est plus granuleux que les miels d’automne et de fleurs sauvages. Cependant, cette généralité peut varier d’une année à l’autre selon la proportion des différents nectars présents dans le miel. Aussi, les miels bruts n’étant jamais chauffés ni filtrés, ils cristallisent plus rapidement et plus onctueusement et se consomment dans cet état. Ils sont donc liquides uniquement dans les 4 à 8 semaines suivant la récolte dans les ruches. Si vous rencontrez des miels bruts qui sont toujours de cristallisation égale et très crémeuse, l’apiculteur à sûrement ajouté une étape au conditionnement: soit le brassage ou l’ensemencement du miel. Les plus puristes diront que ce n’est plus du miel brut. Par Les Miels d’Anicet

 

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MANGER BIO Pour la différence

Pharmachien-Toutlemondeenparle

Le dimanche 27 novembre, lorsque j’ai entendu à Tout le monde en parle Olivier Bernard surnommé le Pharmachien vilipender sans nuances et sans fondements les bases de la santé naturelle, je fus profondément outré. Devant des invités et des animateurs d’une rare complaisance, le pharmacien s’est attaqué avec une suffisance déconcertante aux jus verts, au curcuma, au bleuet, au radis noir, à l’artichaut, aux antioxydants, à l’homéopathie, à Josée Blanchette, Daniel Pinard et Richard Béliveau. Il s’en est également pris à tous les acteurs du bio — producteurs, jardiniers, enseignants, thérapeutes, nutritionnistes, commerçants et consommateurs — en affirmant gratuitement que manger bio ne fait pas de différence! Le problème avec de telles allégations, c’est qu’elles ont un impact considérable sur une population mal renseignée qui souvent se cherche une raison pour ne pas faire d’effort ou pour ne pas payer plus cher. Je me vois donc dans l’obligation de répéter encore une fois l’importance fondamentale d’une alimentation biologique pour la santé.

Bref retour en arrière

C’est lors de mon séjour de 3 saisons dans l’Ouest canadien à la fin des années 70 que j’ai découvert qu’on vaporisait les pommes industrielles 25 fois par saison avec divers pesticides. Choqué par cette triste réalité, je me suis dès lors investi dans l’étude et la pratique de l’agriculture biologique. J’ai dévoré toutes les publications qui traitent de cette discipline. J’ai compris, grâce au livre de l’agronome français Claude Aubert L’agriculture biologique— Pourquoi et comment la pratiquer, les processus naturels de nutrition des plantes ainsi que le leurre de la fertilisation chimique qui repose sur des engrais solubles directement assimilables par les plantes. « Lorsqu’on apporte un engrais azoté chimique, on introduit artificiellement dans les cycles biologiques, des composés azotés. (…) Mais cet azote est toujours un facteur de déséquilibre : (…) déséquilibre dans les plantes qui se trouvent contraintes à absorber des quantités importantes d’ions nitriques directement assimilables; cet afflux d’ions conduit à un développement anormalement rapide de la plante, ce qui est sans doute spectaculaire, mais conduit à des plantes déséquilibrées et anormalement sensibles au parasitisme. »

Dans un contexte naturel, ce sont les bactéries de la rhizosphère qui rendent disponibles et assimilables les éléments minéraux pour les plantes. L’agronome français Dominique Soltner explique dans son livre Les bases de la production végétale — Le sol le rôle fondamental des microorganismes dans la nutrition des végétaux et sur leur équilibre minéral : « La plante stimule, par la nature de ses excrétions racinaires, le développement de souches microbiennes capables de lui fournir une alimentation répondant à ses besoins du moment.  (…)

En retour, les microbes stimulés attaquent par leur action enzymatique les réserves nutritives du sol, organiques et minérales, les mettant ainsi à la disposition directe des poils absorbants. » Cette étroite collaboration entre les microorganismes du sol et les végétaux en croissance garantit leur équilibre minéral, leur valeur nutritive ainsi que leur saveur supérieure.

Depuis 1984, année de la publication d’Introduction au jardinage écologique, mon premier ouvrage sur la culture biologique, j’ai colligé et publié des informations objectives sur la valeur nutritive supérieure des aliments biologiques. On peut les retrouver dans La culture écologique pour petites et grandes surfacesLa culture écologique des plantes légumières ainsi que dans Le jardin écologique. J’en reprends ici certaines qui figurent dans Le festin quotidien au chapitre Dix raisons pour manger bio.

Diverses études font état de taux élevés de nitrites cancérogènes dans les aliments industriels, fertilisés avec des doses massives de nitrates, lesquels se transforment en nitrites après la récolte. Dans son livre L’agriculture biologique — Pourquoi et comment la pratiquer, l’ingénieur agronome Claude Aubert relatait déjà dans les années 80 que des épinards fertilisés avec 160 kg d’azote à l’hectare — dose courante en agriculture industrielle — recelaient, quatre jours après la récolte, des taux de nitrites 50 fois plus élevés que ceux observés dans des épinards cultivés naturellement. (…)

La diététique moderne reconnaît l’importance des substances bioactives présentes dans les fruits et les légumes pour prévenir le cancer et les maladies dégénératives et cardiovasculaires. Citons le lycopène, les polyphénols, les glucosinolates, les anthocyanines, les phytostérols, les sulfides et les flavonoïdes, pour ne nommer que ceux-là. Or, de nombreuses études rapportées notamment par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation (AFSSA) démontrent que les aliments biologiques en contiennent davantage. Claude Aubert citait dans un article publié dans Les Quatre Saisons du jardinage intitulé « Manger bio protège-t-il du cancer? » une étude danoise de Grinder-Petersen réalisée en 2003 qui relatait « […] qu’avec un régime alimentaire par ailleurs rigoureusement identique, les quantités de polyphénols absorbés et celles présentes dans les urines étaient nettement plus élevées lorsqu’ils mangeaient bio que lorsqu’ils mangeaient conventionnel. Une autre étude danoise révélait que les légumes biologiques recèlent davantage de flavonoïdes, un puissant antioxydant(1). Des études menées par le docteur Henri Joyeux, professeur de cancérologie à la faculté de médecine de Montpellier, indiquent que les tomates biologiques contiennent davantage de vitamine C, de bêta-carotène et de lycopène protecteur. Enfin, une étude menée par l’Université de Californie a démontré que des kiwis biologiques recelaient des taux plus élevés de polyphénols et de vitamine C que des kiwis non biologiques(2).

1 — Étude menée par le ministère de l’Alimentation du Danemark et l’Université royale d’Agriculture. Source : IFOAM 2003.

2 — AMODIO, Ml, COLELLI, G. et al, “A comparative study of composition and postharvest performance of organically and conventionally grown kiwifruits.” Journal of the Science of Food and Agriculture. Passeport Santé. 2007.

Et je ne traite même pas ici de la question de la contamination scandaleuse des aliments industriels par des résidus de pesticides. Selon le site  www.ewg.org/foodnews/dirty_dozen_list.php  mis en ligne par l’organisme américain Environmental Working Group, les fraises, les pommes, les nectarines, les pêches, les céleris, les raisins, les cerises, les épinards, les tomates, les poivrons, les tomates cerises, les concombres, les piments, les kales et les collards étaient, dans cet ordre, en novembre 2016 les aliments industriels les plus contaminés. Un autre site  www.whatsonmyfood.org publié par l’organisme américain Pesticide Action Network donne pour la plupart des légumes les pesticides décelés par les analyses les plus récentes du Département de l’agriculture américain (USDA) et les principales conséquences de leur consommation sur la santé humaine.

Or si le pharmachien ne voit pas de différence entre le bio et le conventionnel, qu’il se prépare donc un jus vert avec des pommes, des fraises, du céleri et du kale : il ingurgitera ainsi un cocktail pouvant contenir jusqu’à 200 pesticides, selon les chiffres de Pesticide Action network. À ce compte, je lui donne raison : mieux vaut boire du Coke que du jus vert! Un peu de Roundup avec ça?

Yves Gagnon  Les Jardins du Grand-Portage      Article originalement publié sur  covivia.com

 

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Qu’est- ce que FODMAP ?

alimentation-faible-en-fodmaps

Parmi les consommateurs de pain sans gluten, nous retrouvons typiquement 5% de personnes allergiques au gluten (maladie cœliaque) qui n’ont pas d’autres options, un tiers de personnes intolérantes au gluten qui, pour la plupart, s’accommodent très bien des produits faibles en gluten « d’Inéwa » et un autre tiers qui, en fait, souffrent d’une intolérance qui n’as rien à voir avec le gluten. Il s’agit d’une intolérance au FODMAPS. Comme les FODMAPS accompagnent souvent (mais pas tout le temps) le gluten, ces personnes en sont venus à croire que le gluten était leur problème et consomment donc du pain sans gluten. « Inéwa » leur offre désormais une autre alternative beaucoup plus savoureuse, soit 2 produits plus savoureux, faibles en FODMAPS : Le pain épeautre et le pain épeautre-sarrasin.

FODMAP est l’acronyme de « Fermentable Oligodi-mono saccharides and polyols. » Il s’agit de petites chaînes de glucides qui ne s’absorbent pas mais qui aident au transit intestinal pour la plupart des gens. Ce sont des fibres solubles qui ont un effet prébiotique soit qui nourrissent la flore bactérienne. L’inuline extrait du topinambour est un bon exemple de FODMAP. C’est d’ailleurs l’ingrédient actif du pain prébiotique d’Inéwa. Par contre, chez près de 7% de la population, la digestion des FODMAPS entraînent des ballonnements, des flatulences et de l’inconfort. C’est particulièrement le cas chez les personnes atteintes du syndrome du colon irritable. Les gens concernés seront heureux d’apprendre qu’Inéwa à pensé à eux et qu’ils peuvent désormais recommencer à manger des produits de boulangerie.

Trouvez facilement ces produits avec le logo jaune « Faible en FODMAP » de la Boulangerie Alternative Inéwa.

Version imprimable : circulaire_decembre_2016