Zone de Texte: Les probiotiques et les voyageurs
Zone de Texte: Date de parution
Zone de Texte: Décembre 2010
Janvier 2010, n° 61
Zone de Texte: Dans ce numéro :
La circulaire Santé de

Bien que l’on sache depuis longtemps qu’il faut prendre des précautions lorsque l’on voyage et éviter dans la mesure du possible l’exposition à des aliments ou à de l’eau susceptibles d’être contaminés par des agents pathogènes, les recherches en cours montrent que l’amélioration de la santé digestive et du mieux-être en général à l’aide de probiotiques éprouvés en clinique avant le voyage est un moyen efficace de réduire l’incidence et la gravité de la diarrhée du voyageur.

La diarrhée du voyageur touche entre 30 et 70 % des voyageurs, selon la destination :Les régions à risque élevé sont la majeure partie de l’Asie, le Moyen-Orient, l’Afrique, le Mexique, l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud.

La diarrhée du voyageur (DV), également appelée «tourista», est le problème de santé le plus fréquent chez les personnes qui voyagent à destination de régions où les normes et les pratiques d’hygiène et de traitement de l’eau sont moins développées. On estime à 30 % ou plus le pourcentage de voyageurs qui la contractent pendant ou après leur voyage. La diarrhée du voyageur peut toucher tout le monde, mais les personnes âgées, les jeunes adultes et les personnes dont la santé les rend généralement plus vulnérables aux infections pourraient être plus à risque.

La principale source d’infection est l’ingestion de nourriture ou d’eau contaminée. Les risques d’infection connus sont les suivants : nourriture ou boisson achetée dans la rue ou dans un établissement où la propreté est douteuse, consommation de viande ou de fruits de mer crus ou mal cuits, consommation de fruits ou de légumes crus épluchés par quelqu’un d’autre, consommation d’eau du robinet, de glaçons et de produits laitiers non pasteurisés.

Les agents infectieux sont la principale cause de DV et le plus fréquent d’entre eux est la bactérie E.coli. La maladie se déclare généralement au cours de la première semaine du séjour, mais elle peut se manifester en tout temps, même après le retour, car l’apparition des symptômes peut prendre quatre ou cinq jours. La plus part des cas de diarrhée du voyageur apparaissent soudainement et sont diagnostiqués après la survenue d’au moins trois selles liquides en l’espace de 24 heures. Un épisode dure généralement entre trois et cinq jours, mais dans de rares cas, il peut durer deux semaines ou plus et présenter des complications graves. Environ 20 % des infections sont suffisamment graves pour nécessiter l’alitement du malade et, dans environ 10 % des cas, la maladie persiste plus d’une semaine. Les autres symptômes peuvent comprendre les crampes abdominales, les vomissements, les nausées, les ballonnements, un sentiment de malaise généralisé et la fièvre. La DV peut gâcher sérieusement vos projets de voyage.

Le pH acide de l’estomac et du côlon confère normalement une forme de protection naturelle contre les microbes, mais celui-ci peut être compromis par bon nombre de facteurs : la prise d’antiacides ou d’antihistaminiques H2, par exemple, ou une diminution du nombre de bactéries symbiotiques dans le côlon. Lorsque les micro-organismes infectieux sont capables de franchir les défenses naturelles de l’organisme, ils prolifèrent dans la flore microbienne. Certains sécrètent des protéines qui les aident à adhérer à la paroi intestinale et à évincer la flore bienfaisante tandis que d’autres sont capables de sécréter des toxines, de causer une inflammation ou de franchir la barrière gastro-intestinale et de compromettre ainsi la fonction intestinale.  Suite page 3

Les probiotiques
et les voyageurs 

1

Salade tiède de lentilles

2

Velouté de lentilles

2

Carottes épicées à la marocaine

2

Bananes flambées
au rhum

2

Résistance aux
antibiotiques

3

Les probiotiques
et les voyageurs  (suite)

3

Vaisselle compostable

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