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L’alcool,
consommé en petite ou grande quantité, est une substance toxique qui est
éliminée de notre organisme par le foie. Cette capacité à éliminer l’alcool
n’est toutefois pas illimitée. Lorsque le foie est débordé de travail, il
laisse l’alcool s’accumuler dans le sang. Les reins réagissent alors à ce
puissant diurétique et, pour chaque volume d’alcool ingéré, éliminent le
double en urine. Cela contribue à la déshydratation et aux maux de tête. Certains
croient qu’on peut se débarrasser de cet effet secondaire en prenant un verre
le lendemain, dès son réveil. C’est un mythe! Il est plutôt préférable de
boire au moins deux verres d’eau avant de dormir. Au déjeuner, consommer des
aliments sucrés tels que du miel ou de la confiture, car ils contiennent
beaucoup de fructose. Ce sucre favorise le régénération des cofacteurs qui
contribuent à l’élimination de l’alcool. Autrement,
il est possible de limiter les effets secondaires d’un excès d’alcool en
évitant de boire l’estomac vide. Mieux vaut aussi prendre un petit coup en
buvant le même type d’alcool et en alternant quelquefois avec de l’eau ou du
jus. Extrait de La Presse, 7 déc.2008 |
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Selon votre profil génétique, la caféine pourrait avoir ou non des effets
néfastes sur votre santé cardiaque, selon Ahmed El-Sohemy, professeur au
Département des sciences nutritionnelles de l’Université de Toronto. Près
de la moitié des individus verrait le risque d’infarctus augmenter après
avoir bu deux ou trois tasses de café par jour. Et l’autre moitié de la
population courrait moins de risque de subir un infarctus pour une même
consommation de café. « Le problème, en ce moment, c’est que
les gens ne savent pas dans quel sous-groupe ils se situent », mentionne
Ahmed El-Sohemy. Ainsi, en sachant s’ils sont porteurs ou non du gène qui
rend la caféine nocive pour eux, les gens seraient en mesure d’ajuster leurs
habitudes de consommation et de prévenir ainsi certains problèmes de santé,
souligne-t-il. Une science nouvelle C’est
par ce lien entre les effets de la caféine et la génétique que le chercheur a
illustré ce qu’est la nutrigénomique, lors du récent Symposium des
Producteurs laitiers du Canada intitulé Vivre longtemps et en santé. Les
recherches en nutrigénomique permettent de mieux comprendre comment les
éléments nutritifs des aliments interagissent avec les gènes, et les effets
de ces interactions sur la santé. Cette
science toute neuve ouvre la porte à une nouvelle manière d’émettre des
recommandations nutritionnelles à des populations en particulier. Plus on en
apprendra sur la génétique, plus les spécialistes seront en mesure de
prodiguer des conseils personnalisés, propres à prévenir les maladies et à
retarder le vieillissement, prédit Ahmed El-Sohemy. À
quand la diète sur mesure selon son profil génétique? Nous n’en sommes pas
encore là, mais compte tenu des avancées rapides dans ce domaine, ce pourrait
être pour bientôt...
Collaboration spéciale de Josiane Cyr, nutritionniste Dt. P – PasseportSanté.net
décembre 2008 |
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Nous
perdons tous des muscles en vieillissant. Or, maintenir ou augmenter sa masse
musculaire lorsqu’on vieillit favorise la force physique, mais contribue
aussi à la prévention du cancer et des maladies cardiovasculaires, affirme
Stuart Phillips, professeur au Département de kinésiologie à l’Université
McMaster en Ontario. En
plus de faire des exercices de musculation, les personnes âgées devraient
doubler leur consommation de protéines alimentaires, a-t-il recommandé lors
du récent Symposium des Producteurs laitiers du Canada intitulé Vivre
longtemps et en santé. Selon
lui, manger plus de protéines contribue à la satiété, à la thermogenèse -
capacité de notre corps à brûler plus efficacement les calories -, à la
prévention de la perte musculaire, à la réduction de la pression artérielle
et à l’amélioration de la glycémie. Des études ont par ailleurs démontré que
les personnes soumises à une diète plus élevée en protéines (de 25 % à
30 % des calories) perdaient plus facilement du poids et principalement
des tissus adipeux. |
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Chez
les personnes plus âgées, qui ont tendance à moins manger, les besoins en
protéines pourraient donc être plus élevés que les quantités actuellement
recommandées. Les oeufs, les produits laitiers, les viandes maigres, le tofu
et les légumineuses figurent parmi les bonnes sources de protéines.
Collaboration spéciale de Josiane Cyr, nutritionniste |